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A.V.E.C (Amitié, Visite, Entraide et Conseil)
Informations concernant les journées culturelles du 12 et 13 mai
1. Un car de 50 places fera le départ d’Antony à coté de la préfecture.
2. Le coût total par personne est de 45 euros (30 euros pour le transport et 15 euros pour le prix de l’entrée)
3. Un espace enfance de 1 500 mètres carré est prévu (10 euros par enfant. L’entrée est gratuite pour les enfants)
4. Une animation est prévue dans le car
5. Heure de départ : le samedi 12/05 à 6h30 d’Antony
6. Heure de retour : le dimanche 13/05 à 15h00 de Bruxelles
7. Liste des affaires à prendre : Sac de couchage + Brosse à dents + quelques biscuits pour le petit déjeuner à prendre vers 9h du matin à une aire de repos.
8. Restauration sur place à des prix très raisonnables.
Pour toutes informations complémentaires contacter avec_antony@yahoo.fr
ou 06.63.42.0243 ou 06.60.19.10.08
Proposition de programme
14h Accueil
14h30 Lecture du coran
14h40 Mot d'ouverture, l'état d'esprit de la fête
15h Anasheed
15h30 Première intervention
15h45 Quiz
16h Anasheed
16h15 participation des enfants des enfants
16h30 Deuxième intervention
16h45 Anasheed
17h15 Quiz (résultat)
17h30 présentation des associations organisatrices
Imagine que chacune de tes journées tu reçois plein de trésors, de richesses incroyables toutes aussi belles les unes que les autres... Certaines de ces richesses seraient matérielles et d'autres seraient invisibles et se concrétiseraient en bonne humeur, en bonheur, en voyages... Chacun de tes jours seraient une belle aventure... Penses-tu vraiment que ceci n'est accessible qu'au Paradis? Cette question sous-entend que non.
Effectivement ceci nous est accessible sur terre, maintenant, au moment où je te parle. Le Coran... printemps des cœurs des croyants. Il existe dans le Coran des passages merveilleux dont la lecture te rapporte infiniment de richesses. Dans de nombreux hadiths il est stipulé la valeur de tel ou tel verset, de telle ou telle sourate. Un jour le Prophète demanda à un compagnon s'il était capable de lire 1000 versets en une nuit? Il répondit que non alors le Prophète lui dit que sourate "la course aux richesses" (Attakatour) valait 1000 versets.
Dans un choix de sourates et de versets appuyés par la sunna, Sidi Abdessalam nous invite à nous enrichir quotidiennement. Crois-moi, si tu lis quotidiennement ces versets tu verras la différence. Ici pas de débat stérile, pas de discussion à perte mais écouter Dieu, s'entretenir avec Lui, méditer Ses paroles.
Tu me diras que tu n'arrives déjà pas à lire tes deux hizab par jour. Imagine le jour du Jugement quand tu seras devant ta balance et qu'elle commencera à vasciller... Ce moment est un des trois moments où l'homme ne reconnaîtra ni ses parents, ni ses enfants tellement il sera terrible... La hassana aura tellement de valeur, tellement...
Je te répondrai alors que tu n'es pas obligé de lire tout les passages conseillés mais certains, et pas forcément assis mais quand tu marches. Par exemple les sourates Ennasr, el kafiroun et zoulzila valent chacune un quart de la valeur du Coran qui rapporte 10 hassanates par lettre nous rappelle le Prophète. T'imagines...
Chaque passage du Coran te rapportera une richesse différente. Je lisais par exemple dans un hadith que celui qui lit 10 versets de Baqarat (les 5 premiers, Ayat Koursi et les 2 versets qui suivent et les trois derniers n'oubliera pas ce qu'il a appris du Coran mais aussi sa maison est interdite aux diables... Concernant ces 2 derniers versets de Baqarat, l'ange Gabriel a dit au Prophète qu'un ange qui n'était jamais descendu sur terre vient de descendre avec ces derniers versets, et sourate el fatiha.
T'imagines, toi qui te plaint que c'est pas facile à la maison que tu te disputes avec ta famille, que tu te sens paresseux, que l'atmosphère est électrique, que tu te sens déprimé... Voilà l'occasion de cohabiter avec les anges et non avec les démons...
Je lisais aussi que celui qui lit les 10 derniers versets de Imran la nuit c'est comme s'il avait prier toute la nuit...
T'imagines si chacun de tes jours était ainsi enrichi...
Celui qui récite sourate Yassine au milieu de la journée verra ses besoins comblés... C'est le cœur du Coran... Elle représente la lecture de 10 fois le Coran...
La lecture de sourate la fumée (Doukhan) appelle sur toi la prière de 70000 anges...pas un de moins.
Sourate Al Mulk intercèdera pour celui qui la lisait régulièrement.
Prendre l'habitude de lire ces sourates te rapportera tellement, et quand tu en auras l'habitude ça te semblera tellement plus facile...
Tu seras riche, oui très riche. Dans ton cœur, dans ta poitrine, dans tes relations, dans la vie dernière...
Ces quelques jours que nous vivons sur terre vont déterminer ta place éternelle, les biens que tu auras au Paradis. La dernière place du Paradis équivaut à 10 fois la terre.
Que Dieu nous aide à lire Sa parole merveilleuse et en illumine nos cœurs.
J'ai demandé un jour à un de nos grands frères, comment dois-je faire si je n'arrive même pas à lire mes deux Hizbs par jour?
Il me répondit de m'efforcer de lire les deux Hizbs et d'essayer de lire en deux ou trois jours cette sélection de versets du Coran sur laquelle le Prophète a insisté un peu plus.
(Car il existe des versets et des sourates aux vertus supérieures à d'autres passages du Coran.)
Voilà, ce rappel je l'ai d'abord fait pour moi car des fois on se sent un peu moins bien dans notre foi et on se demande pourquoi. On cherche, on cherche et on se rencontre qu'on néglige une partie de notre programme spirituel. Et quand on essaie de la faire et bien on se sent tellement mieux. On ressent ce printemps des cœurs dont parlait le Prophète. On se sent revivre.
Et j'ai voulu aussi te faire partager ce monologue intérieur, cher frère, chère sœur car ce qui nous lie est tellement fort. On s'est promis de s'entraider pour arriver au Paradis qui n'est pas très loin. On pourrait dire qu'il est au bout de la rue et qu'il faut rester vigilant et s'entraider à arriver à bon terme.
Fondateur d’un culte monothéiste. Souverain magnanime et juste.
Son souvenir est vivant dans toutes les mosquées, dans les coeurs des musulmans.
Treize années d’enseignement dans la Mecque hostile sans fléchir.
Dix années à Médine pour organiser les siens sans répit...
Les biographes du prophète de l’Islam ne se comptent plus.
Sa vie séduit ceux qui l’étudient. Ses paroles et actes sont l’objet d’études universitaires.
L’anniversaire de sa naissance, le Mawlid Nabawi, est célébré en ce 14 mai.
Certains musulmans résistent encore à cette tradition tentante.
Il est vrai que le prophète n’a pas fêté son anniversaire.
Mais l’occasion est bien trop belle pour évoquer celui que Georges Bernard Shaw a reconnu :
l’Homme le plus grand de tous les temps !
Une fois n’est pas coutume, pour ce Mawlid Nabawi, la parole est à VICTOR HUGO, dans un hommage à celui qu’il nomme Mahomet.
L’AN NEUF DE L’HEGIRE
Comme s’il pressentait que son heure était proche,
Grave, il ne faisait plus à personne une reproche ;
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s'arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu’il était chamelier.
Il semblait avoir vu l’Eden, l’âge de d’amour,
Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l’œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,
L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier,
Ecoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d’une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.
Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,
Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.
A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : " Je touche à mon aube dernière.
Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. "
Et son œil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui
D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l’étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ;
" Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ;
La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l’aveugle et suis l’ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. "
Un cheikh lui dit : " o chef des vrais croyants ! le monde,
Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquit une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. "
Lui, reprit : " Sur ma mort les Anges délibèrent ;
L’heure arrive. Ecoutez. Si j’ai de l’un de vous
Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe ;
Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. "
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d’un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : " Dieu t’assiste ! "
Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : " voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d’Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.
Il est né d’une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu’un limon par les vices noirci ;
J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange ;
Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l’obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l’immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !
Tenu tête dans l’ombre au x Anges effrayants
Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres ;
J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : " laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu’ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer ! " C’est ainsi
Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j’ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre. "
Il ajouta ; " Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Eden d’avec l’abîme,
Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n’est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept dieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;
Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. "
Il s’arrêta donnant audience à l’espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
" O vivants ! Je répète à tous que voici l’heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,
Et que, si j’ai des torts, on me crache aux visages. "
La foule s’écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d’Aboufléia.
Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,
Disant : " Mieux vaut payer ici que dans la tombe. "
L’œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit couchés sur une pierre
Le lendemain matin, voyant l’aube arriver ;
" Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le livre et faire la prière. "
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu’Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
" Qu’il entre. " On vit alors son regard s’éclairer
De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
Et l’Ange lui dit : " Dieu désire ta présence.
- Bien ", dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.
Victor Hugo, le 15 janvier 1858.
« Au nom de Dieu, le compatissant, Miséricordieux », par cette citation, nous exprimons que notre raison d’être est Dieu, c’est pourquoi nous nous plaçons sous son ombre en invoquant son nom au début de toute action.
On rentre ainsi de plain-pied dans la réflexion sur le rapport Homme-Dieu. La réalité de ce rapport repose sur trois critères :
Nous rétablissons l’ordre en pensée parce que notre époque bouleversée fixe les idées et axe toute action sur la problématique économique. Si bien que la société évalue sa seule réussite par le seul niveau de vie.
En mettant au premier plan le critère spirituel pour apprécier la personne humaine, nous n’entendons nullement méconnaître le poids qu’exerce l’insécurité matérielle sur les personnes et les sociétés.
Le rationalisme qui fait la raison juge de tout et seule souveraine n’a pas les moyens d’accès pour explorer les régions intimes de l’être humain. Il y a un impérialisme rationaliste, celui de cette philosophie prétentieuse qui ne veut retenir que la rationalité comme seul outil d’analyse. Une véritable rationalité doit s’occuper de ce pourquoi elle a été créée. Elle doit être une science au service de la recherche des fins dernières de l’Homme.
Une seule condition d’application de ce modèle de rationalité est de consentir à recevoir des instructions du supra-rationnel qui la dépasse.
Les savants musulmans distinguent la raison à laquelle est donnée la capacité de découvrir les lois qui président au fonctionnement du créé sensible, du cœur à qui sont révélés d’autres principes dont la raison peut constater la présence non comprendre la raison et la fonction par ses propres moyens.Dourifa, Ahmed et leurs petites filles Waliya (l'alliée de Dieu), et Sabira (la patiente), la petite dernière, qui aura à jamais l'emprunte de sa courageuse grande soeur...
Oui, son nom elle saura l'expliquer, elle pourra en être fière...
"Waliya, atteinte d'une leucémie, a subi tous les traitements inimaginables et cela n'a pas abouti.
Elle est sortie de l'hôpital, la médecine a baissé les bras.
Elle ne connaîtra pas l'année 2006 d'après les médecins. Et Dieu est plus savant."
La sérénité et le comportement de son père restera une leçon pour nous tous, et pour très longtemps.
"Quand on le visite c'est lui qui nous remonte le moral. Il nous rappelle que sa fille est un dépôt de son Seigneur et qu'Il est de Son bon vouloir de le reprendre quand Il le veut.
Hier, il était présent à l'assise spirituelle de nassiha malgré les quelques jours qu'il reste à vivre à sa fille. Je crois que ceci était suffisant pour me rappeler que quel que soit les excuses pour mes absences passées, aucune ne serait plus importante pour m'absenter à ses merveilleuses rencontres spirituelles...
Il me dit que sourate la caverne (el kahf) est l'exhortation qui lui donne le plus de force et de sens face à cette épreuve. En effet, il se rappelle l'enfant que Khoder (que la paix soit sur lui) noya en expliquant que s'il continuait à vivre il deviendrait injuste et rendrait ses parents de même. Alors il me dit que si Dieu veut reprendre son enfant malgré toutes les initiatives des hommes pour le sauver, c'est qu'il y a une profonde sagesse connue que de Dieu. Il m'est donc préférable de voir partir mon enfant dans un jardin du Paradis avec le prophète Ibrahim (que la paix soit sur lui) à apprendre le Coran plutôt qu'il reste dans cette vie froide, versatile et imprévisible et qu'il finisse mal." (...)
Il y a sur le visage de sa mère, Dourifa, une lumière particulière.
La lumière d'une mère qui se soumet au destin de Dieu, qui aime tendrement son enfant, qui pleure dans son coeur la séparation proche mais temporaire de sa fille bien-aimée, mais qui ne dit que ce qui plaît à Dieu.
De sa confiance en Dieu et de son amour maternel émanent une oeuvre que seul Dieu peut apprécier à sa juste valeur. Seul Dieu pourra récompenser ce mélange d'amour et de tristesse...
Quel bel exemple de courage et que de messages Dieu nous envoie à travers cette petite famille.
Si Waliya, que Dieu l'embellisse, vit actuellement un sursis dont on ne connaît le délai mais qui semble très court, ne le vivons-nous pas tous?
Ne sommes-nous pas tous en train de vivre un sursis dont on ne connaît pas le délai.
Combien d'entre nous partiront peut-être avant cette petite fille...
Sa destination est déjà connue pour sa part, elle ne connaîtra pas les jeux de la maternelle, les camarades de classe, les changements de saisons mais plutôt les joies de côtoyer la prophétie, l’ami intime de Dieu, Ibrahim, les anges, dans une réconfortante lumière divine…
Elle attendra, alors, patiemment ses parents devant les portes du Paradis et refusera d’y entrer sans sa maman, sans son papa.
Et nous, quelle sera notre destination ?
Derrière tes faux artifices et tes couleurs transparaissent ta laideur, ô monde d’ici-bas !
Chaque fois que je penserai à l'épreuve traversée par cette famille je me rappellerai que cette vie ne mérite pas mon attention, oui, elle ne mérite pas que je m’y installe.
O Dieu Tout Puissant! C'est Toi que nous désirons...
Si tu n’as pas froid aux yeux alors suis-moi dans les méandres de la nostalgie et écoute l'histoire de cet homme.
Un jour, des jeunes discutaient devant lui du jugement dernier. Chacun se disait qu'il craignait ce jour et qu'il aimerait bien l'éviter. Ils se tournèrent vers leur silencieux compagnon.
Abou Yazid El Bastami...
Il regarda ses compagnons comme s'ils l'avaient arraché de ses pensées et leur dit : pour ma part, je suis impatient que ce jour arrive car je serai debout devant Dieu et Il me dira Ya 'Abdi (O Ma créature)... Ma créature... ses mots résonnaient dans son cœur. Quelque soit le reproche que Dieu lui ferait, Il lui aurait dit Ma créature, Il lui aurait adressé la parole, Il l’aurait regardé…
Cet amour auquel ont accédé ces hommes pieux les mettaient dans un tel état que l'enfer et le paradis n'étaient plus une préoccupation pour eux...
Dieu.
Voilà la seule préoccupation qui les faisait se lever la nuit, mouillant leur vêtement des larmes du désir ardent. Ils cherchaient Dieu mais se sentaient impuissant à L’atteindre.
Quel bonheur de pouvoir Te trouver dans une vie aussi compliquée, aussi triste !
Tisser cette intimité avec Celui qui nous a créé et qui nous aime...
Amour, un mot qui ne saura jamais exprimer l’ineffable.
La ilaha illallah,
Le Prophète (que la paix soit sur lui) demanda un jour à Mou'adh, compagnon qu’il aimait tout particulièrement, s'il évoquait Dieu au moins 10000 fois par jour (La ilaha illallah).
Il répondit qu'il tâchait de le faire et le Prophète de lui confier alors ce secret.
Approche-toi, écoute comme tu n’as jamais écouté et tirons en bénéfice car là est un secret :
Veux-tu que je t'enseigne des paroles plus lourdes que 10000 et 10000 de ce que tu dis?
Oh oui ô Envoyé de Dieu, dis-nous ce que c'est. Il lui formula alors ces paroles :
La ilaha illallah 'adada mâ ahçahou 'ilmouhou, La ilaha illallah 'adada kalimatihi, La ilaha illallah 'adada khalqih, La ilaha illallah zinata 'archihi, La ilaha illallah mil a samawatihi, La ilaha illallah mil a ardhihi, La ilaha illallah mithlou dhalika m'ahou, wallahou akbar mithlou dhalika ma'ahou, walhamdoulillah mithlou dhalika ma'ahou.*
Ainsi, notre Prophète bien aimé s'est déjà assuré que son compagnon avait bien pris l'habitude d'évoquer Dieu 10000 fois par jour avant de lui offrir cette formule qui allait multiplier la valeur de son évocation...
Mélange alors cette formule à ton évocation de Dieu pour qu’elle s’y trouve avant, pendant et à la fin…²
C'est formidable de pouvoir s'asseoir entre Tes Mains et de T'évoquer. Au fur et à mesure de Ton évocation les soucis de ce bas monde se dissipent et il ne reste plus que Toi ô mon Dieu.
O mon Seigneur. Quel bonheur enivrant, quelle frustration de ne pouvoir exprimer ce bonheur par des mots plus forts... Rester assis, T'évoquer...
Rester patiemment assis quand la poitrine s’enflamme !
J'aimerai être enfoui dans l'obscurité des profondeurs de l'océan pour y trouver le calme et l'effacement qui me permettraient de Te rencontrer.
Au lieu de cela j'ai pour compagnon le pire des ennemis, le traître des traîtres.
Il me suit pas à pas et me fait rapidement oublier le bonheur de ses rencontres lumineuses.
Pousse-toi et laisse-moi contempler la splendeur de mes frères et soeurs.
Disparaît et laisse-moi respirer leur parfum enivrant, laisse-moi goûter à leur amour si pur.
Tu es repoussant et je te laisse pourtant m'accompagner dans tous mes voyages.
Vas-tu, un jour, me laisser respirer, me laisser sentir la vie Dernière.
Vas-tu capituler...
Ta laideur me laisse perplexe, ton insouciance m’effraie, ta stupidité me désespère… et pourtant… nos destins sont liés… à jamais.
O mon Dieu, si Tu me laisses l’espace d’un instant avec mon ego, alors, je suis perdu, je suis vaincu d'avance.
Elle me tient par la main et il n'y a en moi aucune force pour lui résister. Donne-moi la force de venir vers Toi, donne-moi la force de suivre ceux qui T'ont trouvé.
La ilaha illallah...
Combien de jours me reste-t-il?
Ce jour est-il le dernier?
Mon livre est en train de se terminer, j'en tourne les dernières pages...
Quelle en est la conclusion, ô mon Dieu?
Et je suis là à en lire passivement les dernières pages...
Donne-moi la force de revenir à Toi.
La ilaha illallah...
Ton bien aimé nous a transmis comme l'a fait le Prophète (que la paix soi sur lui) avant lui. Il nous a montré la voie à suivre. Le chemin a été expliqué dans ses moindres détails. Nous savons désormais où Te trouver. J'atteste ô mon seigneur qu'il nous a tout montré...
Et pourtant l'obscurité de mon fort intérieur m'empêche de voir ce chemin. Je n'arrive pas à m'installer dans cet endroit où Tu es. Je n'arrive pas à y accéder. Je suis assis et je regarde rêveusement ce merveilleux endroit. J'aimerai me lever mais le poids de mon ignorance, de mes péchés, de mon comportement, de mes paroles, de mon insouciance... Ils me condamnent à rester assis.
O mon Dieu donne-moi la force de me lever, donne-moi la lumière qui éclairera mon for intérieur, qui allumera ma volonté et qui envolera mes aspirations...
Je me rends à Toi, faible de mes fautes et de mon ignorance et je Te demande de me rendre digne de la compagnie que Tu as choisie pour arriver à Toi.
Rends-moi digne de ces relations d'amour qui irradient mes frères et mes soeurs.
Extrait de ma poitrine toute la rancoeur qui peut s'y trouver vis-à-vis de n'importe quel être humain et noie-là à jamais dans les profondeurs des océans, bien que cela devrait en altérer ses eaux...
O Dieu, je ne suis qu'un corps périssable, je suis faible, j'ai péché plus qu'il n'en faut dans une vie aussi courte. La simple taille du nombre de mes péchés me fait rougir à jamais et me découragerait à jamais de m'asseoir parmi les Tiens.
Mais Tu m'as créé, je suis Ta créature, Tu m'as donné la vie et Tu es Le plus Miséricordieux des Miséricordieux alors je ne désespère pas car Ta Miséricorde dépasse de loin mes péchés, elle dépasse de loin mon existence et…
Je T'aime...
La ilaha illallah...
D'avoir vécu un instant ce moment d'amour avec mon Créateur, Celui sans qui rien ne serait, est un sens suffisant à tout cet univers, à ces océans, ses quelques années de ma misérable vie. Pourtant, je n'aimerais pas m'éteindre et laisser cette merveilleuse histoire se finir dans le silence de l'inexistence. J'ai gouté et je suis désormais assoiffé.
O Dieu, qui d'autre que Toi pourrait étancher cette soif ?
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